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Saint-André-d'Argenteuil

 

Population : 3281

Maire : M. André Jetté 

Superficie : 98.45 km2

Site Web : http://www.saintandredargenteuil.ca/

Courriel de la municipalité : info@saintandredargenteuil.ca

Date de constitution : 1999-12-29

Adresse : 10, rue de la Mairie, St-André-d'Argenteuil (Québec) J0V 1X0

Téléphone : (450)-537-3527

Télécopieur : (450)-537-3070

 

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Saint-André-d'Argenteuil

 

Secteur Carillon

La rivière des Outaouais fut l’instrument du développement de la région d’Argenteuil, notamment parce qu’elle constituait un corridor stratégique pour la traite des fourrures. Bien avant que les premiers Blancs s’en approprient les terres, la région du Long-Sault (Carillon et Grenville) servait de lieu de passage aux Amérindiens et permettait d’accéder à l’arrière-pays.

En 1660, ce lieu joua un rôle capital dans la bataille opposant les Français et les Hurons aux Iroquois. Attaqués à Carillon par ces derniers, le jeune militaire Adam Dollard des Ormeaux et sa troupe furent massacrés, après avoir résisté à l’assaut pendant plusieurs jours, sauvant ainsi la colonie.

Près de 300 ans plus tard, l’abbé Lionel Groulx, qui allait devenir un chanoine célèbre, fut l’instigateur de la reconnaissance de Dollard des Ormeaux à titre de héros national. Un monument commémorant ce personnage historique fut érigé à Carillon en 1919.

Ce monument, au sommet duquel trône une figure féminine, symbole de la Nouvelle-France, a été créé par le réputé sculpteur Alfred Laliberté. Il repose sur une pierre de granit portant, à sa base, un médaillon représentant la figure tourmentée d’un jeune homme à l’abondante chevelure bouclée. Gravée dans la pierre, l’inscription « Ici ont généreusement donné leur vie pour la Nouvelle-France » est suivie des noms des 17 soldats morts avec leur chef en mai 1660.

Carillon est également le site d’un des trois canaux servant à contourner les rapides à cette hauteur de la rivière des Outaouais. En 1819, le gouvernement britannique ordonna la construction du canal de Grenville, puis ceux de Carillon, en 1827, et de Chute-à-Blondeau. La réalisation de cet ouvrage a largement contribué au développement du village, d’abord parce que plusieurs Irlandais venus y travailler décidèrent de s’y installer.

Inauguré en 1834, le canal du Long-Sault permettait de remonter l’Outaouais jusqu’à Bytown (Ottawa) et ainsi d’accéder au lac Ontario. Construit pour des raisons militaires, il fut principalement utilisé à des fins commerciales et servit jusqu’à l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent, qui supplanta l’usage de l’Outaouais comme lien fluvial entre Montréal et Ottawa.

En 1959, Hydro-Québec érigea un barrage et une centrale hydroélectrique à Carillon, inondant une bonne partie des berges du territoire du Long-Sault, dont le site archéologique de la baie des Sauvages. C’est là que se trouve une haute écluse, aménagée dans le barrage pour permettre de remonter les bateaux en une seule étape.

Tout à côté, le Parc de Carillon arbore un imposant monument abstrait. Composé de 18 monolithes, cet ensemble représente les 17 compagnons de Dollard des Ormeaux et les nations indiennes. Il s’agit d’une œuvre de l’architecte et écrivain Jacques Folch-Ribas, réalisée avec la collaboration des peintres et sculpteurs Paul Borduas et Jordi Bonet.

En décembre 1999, les villages de Carillon et de Saint-André-Est ainsi que la paroisse de Saint-André-d’Argenteuil se sont regroupés volontairement, pour former la nouvelle municipalité de Saint-André-d’Argenteuil (décret 1408-99).

 

Secteur Paroisse de Saint-André-d'Argenteuil

La région d’Argenteuil doit son nom à Charles Joseph d’Ailleboust, premier seigneur du lieu et propriétaire d’un château situé à Argenteuil sur Armançon, en France. Ces terres de la Nouvelle-France lui furent cédées aux environs de 1682, mais les premiers colons n’y arrivèrent qu’après 1732, alors que dame Marie-Louise Denys de la Ronde détenait les titres de propriété de la seigneurie. En 1740, seulement cinq familles francophones y vivaient, aux abords de la rivière des Outaouais.

Grâce aux caractéristiques de ses sols, l’ancienne paroisse de Saint-André d’Argenteuil possède le meilleur potentiel agricole de la MRC. Cela explique que l’agriculture y soit aujourd’hui encore intensive. Ce territoire compte plusieurs résidences en pierre, construites vers 1820, dans le style architectural dit « québécois », soit avec des toits à deux versants et arborant deux cheminées de pierre.

En décembre 1999, les villages de Carillon et de Saint-André-Est ainsi que la paroisse de Saint-André-d’Argenteuil se sont regroupés volontairement, pour former la nouvelle municipalité de Saint-André-d’Argenteuil (décret 1408-99).

Secteur Saint-André-Est

Après avoir changé plusieurs fois de mains, la seigneurie d’Argenteuil fut acquise en 1796 par le major James Murray, qui tenta d’attirer des immigrants dans la région. L’appropriation des terres d’Argenteuil a commencé aux abords de la rivière des Outaouais, pour continuer le long de la rivière du Nord et finalement s’étendre à l’arrière-pays.

Suivant l’arrivée de loyalistes américains, de nombreux Écossais presbytériens s’établirent à Saint-André. L’abondance de bois et la proximité des rivières du Nord et des Outaouais expliquent la croissance rapide et la prospérité que le village connut au début du XIXe siècle.

Saint-André devint très tôt un centre artisanal important, attirant plusieurs gens de métier. C’est d’ailleurs là que fut installée la première papeterie du Canada, construite par l’Américan Walter Ware en 1803. Sa présence incita des loyalistes américains à s’installer d’abord à Saint-André ou à Carillon, puis à Lachute.

Plus tard, l’échec du projet de voie ferrée reliant Montréal à Ottawa en passant par Carillon et Grenville contribua à déplacer le centre d’attraction de Saint-André vers Lachute. À la fin du XIXe siècle, la mise en service d’un chemin de fer entre cette localité et Saint-Jérôme a stimulé le développement industriel de Lachute, qui allait ainsi devenir le chef-lieu d’Argenteuil.

Parmi les faits historiques qui distinguent Saint-André, mentionnons que John Caldwell Abbott, maire de Montréal de 1887 à 1888, puis premier Canadien de naissance à devenir Premier ministre du Canada (1891-1892), en est originaire. Son père, le révérend Joseph Abbott, était pasteur de l’église anglicane du village, alors appelé Saint-Andrews on the Ottawa River.

Maud Abott, petite-nièce du révérend Joseph Abbott et petite-fille de William Abbott, fut l’une des premières femmes médecins au Canada et reconnue comme étant une sommité en matière de maladies cardiaques. Elle figure au Temple de la renommée médicale canadienne.

En décembre 1999, les villages de Carillon et de Saint-André-Est ainsi que la paroisse de Saint-André-d’Argenteuil se sont regroupés volontairement, pour former la nouvelle municipalité de Saint-André-d’Argenteuil (décret 1408-99).

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